ARTS FORUM Amman 2012

Changement social et développement par les arts

Crise, révolutions, mouvements sociaux, indignations…nos sociétés, en Europe comme en Méditerranée, connaissent actuellement de véritables mutations, des mouvements profonds qui vont modifier nos approches, nos perceptions, nos visions du monde. Demain sera différent d’aujourd’hui. Notre environnement, poussé par les révolutions technologiques, évolue rapidement vers des contrées encore inconnues qui peuvent, parfois, être inquiétantes.

Dans ce contexte, quelle est (encore) la place pour les arts et la culture, pour les créateurs et autres professionnels ? Les femmes et les hommes de culture, les « saltimbanques » et autres artistes, doivent-ils s’effacer, disparaître devant les préoccupations dites sérieuses que connaissent nos sociétés ? En bref, avons-nous un rôle social ou sommes-nous uniquement là pour faire joli, apporter de la couleur, dans une galerie idéalement paisible ?

Nous croyons que les arts et la culture ont une place centrale dans nos sociétés. Nous croyons que l’artiste, ses œuvres, les professionnels de la culture, contribuent pleinement au développement économique et social. Nous croyons que les arts apportent un mieux-être pour le plus grand nombre, et aussi pour les plus défavorisés. Nous croyons que l’artistique est le moyen de rendre plus beau un monde parfois si sombre. Nous croyons que les femmes et les hommes de culture sont avant tout des citoyens responsables et engagés dans les différents mouvements de leur environnement et qu’ils contribuent pleinement au développement de leur société respective.

En bref, nous croyons que les arts contribuent au changement social et au développement de nos sociétés.

C’est ce que, à Amman (Jordanie), les 4, 5 et 6 novembre 2012, artistes et professionnels de la culture de plus de 10 pays de l’Europe et de la Méditerranée, sont venus débattre, échanger, confronter… démontrer et (ré)affirmer.

L’événement, placé sour le Haut patronage de S.E. le Ministeer jordanien de la Culture, a eu lieu au «Centre Culturel Royal » et au « Centre National pour les Arts et la Culture de la Fondation Roi Hussein » et s’articula de la façon suivante :