Aurélie : Benvinguts a Barcelona, Catalunya

La ville de Barcelone parle d'elle-même, elle évoque une ville dynamique, festive, ensoleillée, touristique, culturellement très active et qui ne dort jamais. A mon arrivée au mois d'octobre, je me suis rendue compte qu'elle était effectivement tout cela, et bien plus encore !

La douceur du mois d'octobre à Barcelone m'a permis de profiter du magnifique cadre naturel qui cerne la ville, la mer d'un côté et les montagnes de l'autre. C'est un plaisir de se perdre dans les rues étroites du barrio gótico, de la Ribera, du quartier de GrÀ cia. Les terrasses des cafés y sont toujours animées et si l'on a un petit creux, on ne résistera pas à l'idée d'aller déguster une tapa ou deux. La colline de Montjuic, qui domine le port et la ville, est un de mes endroits préférés de Barcelone. Pour peu que l'on soit assez courageux pour grimper en haut de la colline à pied, on sera largement récompensé par le point de vue imprenable sur la ville et la mer, surtout au coucher du soleil.

Bien sûr, lorsque l'on vit à Barcelone, on se familiarise très vite avec les œuvres emblématiques de l'architecte Gaudi : le Park Güell, la Pedrera, la Casa Battló, qu'on ne se lasse pas de voir et revoir au gré des flâneries. A cet égard, la visite de la Sagrada Familia est une expérience unique, non seulement en termes d'architecture mais également parce qu'à ma connaissance, c'est le seul édifice que l'on visite alors qu'il est encore en construction (et cela, encore pour un bon moment !). Le week-end, j'adore aller au marché couvert (le plus connu est celui de la Boqueria mais il en existe bien d'autres dans la ville tout aussi charmants) pour faire quelques emplettes et tout simplement me délecter devant les étals des poissonniers et des charcutiers, un véritable spectacle, car la gastronomie est une fierté en Catalogne : les recettes à base de bacalao, le fuet (sorte de saucisse sèche), le pa amb tomaquet (pain frotté à la tomate), les panellets (biscuits à base de fruits sec typiques à la Toussaint), etc. - Et la gastronomie n'est qu'un exemple de la culture catalane, très vivante à Barcelone. Dans les magasins ou dans la rue, c'est en catalan que l'on vous abordera mais, pas de panique, votre air interloqué suffira à ce que la discussion se poursuive en castillan. Au marché, j'essaie toujours de glisser quelques mots de base en catalan, et je poursuis la conversation en castillan, cela ne m'a jamais posé problème. - Autre manifestation culturelle catalane, en me baladant le week-end, j'ai plusieurs fois eu la chance d'assister aux prouesses des Castellers, des groupes de personnes de tous âges formant des tours humaines allant parfois jusqu'à huit étages, c'est une expérience humaine très forte et un spectacle impressionnant. Dernière chose, si vous Êtes à Barcelone au moment de noël, demandez à un catalan de vous expliquer qui sont le cagatio et le caganer, c'est une histoire incroyable qui m'a fait beaucoup rire! - Pour moi il a été aussi plaisant de découvrir la vie nocturne barcelonaise que les particularités de la culture catalane et la diversité de ses paysages. Faisant partie d'un groupe de randonnée, j'ai pu constater la beauté des parcs naturels de Catalogne, notamment celui de Montserrat et de Montseny, cela fait du bien de s'échapper de la ville de temps en temps.

Je garderai également un très bon souvenir de mon expérience à Interarts en tant que stagiaire Leonardo. La fondation Interarts est une structure qui travaille dans le champ de la politique culturelle et de la coopération culturelle internationale. Située dans le quartier central de l'Eixample, ses bureaux se trouvent au 9ème et dernier étage d'un édifice assez austère mais le point de vue sur Barcelone y est imprenable. Autre excellent atout, les bureaux donnent accès à une terrasse ensoleillée où il est très agréable de déjeuner même en plein mois de décembre ! L'équipe d'Interarts est très accueillante et chaleureuse, par exemple on ne manque jamais un anniversaire. L'ambiance est multiculturelle : on parle au quotidien le castillan, le catalan, l'italien et le français, parfois dans une même phrase ! J'ai très rapidement trouvé ma place au sein de l'équipe et j'ai beaucoup apprécié la confiance que m'a témoignée mon tuteur et la reconnaissance de mon travail, notamment dans le cadre du projet européen EENC (réseau d'experts européens de la culture). A cet égard, j'ai participé à la collecte et à l'analyse de données sur l'importance du patrimoine culturel pour le développement économique et social en Europe, ainsi qu'identifié et analysé plusieurs documents portant sur l'accès des entreprises culturelles au financement privé dans plusieurs pays européens.

J'ai également été en contact avec les experts souhaitant entrer dans la base de données des chercheurs et des consultants du site web d'EENC. En outre, j'ai effectué la traduction de plusieurs documents, notamment le rapport final du séminaire "Culture et santé sexuelle et reproductive : vers une nouvelle articulation", organisé par Interarts dans le cadre du programme DECIDES (Droits Culturels pour stimuler le développement et la santé). Enfin, j'ai également participé à l'élaboration de deux études de cas sur des initiatives espagnoles qui feront partie d'un rapport international coordonné par l'Observatoire des Politiques Culturelles de Grenoble sur le thème de l'accès à la culture. Ainsi, la diversité des tâches qui m'ont été confiées a rendu le travail motivant et enrichissant pendant ces trois mois.

Cette expérience professionnelle et humaine m'a beaucoup apporté et je ne regrette absolument pas cette immersion catalane !