Caroline (FR) : Développement durable et savoirs traditionnels au Brésil

Après plusieurs mois passés au sein du Musée de l'Environnement, projet initial du SVE, j'ai pu mettre en place des ateliers artistiques d'éducation environnementale qui ont été bien accueilli tant par les différents publics du Jardin Botanique (scolaires enfants et adolescents, visiteurs adultes) que par les professionnels de l'éducatif du musée. La publication d'un article dans la revue de l'environnement (Revista do meio Ambiente) sur ce thème a été le point d'orgue de ce travail. http://www.greennation.com.br/pt/ecoteca/750/Equipe-GreenNation/Arte-come-linguagem-de-educa-ao-ambiental

 

Parallèlement, au vu du retard pris dans le projet du musée et en accord avec l'équipe du Jardin Botanique, j'ai pu développer un projet personnel en intégrant l'équipe du Musée de l'Indien pour y développer des recherches liées aux savoirs traditionnels et au développement durable. - Organe de la FUNAI, Fondation Nationale des Indiens, ce musée a pour but la divulgation des cultures amérindiennes du Brésil et l'intégration sociale des communautés, aujourd'hui encore, profondément marginalisées. On dénombre aujourd'hui au Brésil plus de 270 groupes, soit approximativement 400 mille Amérindiens parlant environ 150 langues différentes. - Je suis arrivée au moment du réaménagement des réserves, suite à des travaux de modernisation, et j'ai intégrée l'équipe de muséologie. J'ai ainsi été en contact direct avec les 16000 pièces que comptent les réserves techniques, lors du reconditionnement des pièces.

 

Le Programme de Documentation des Langues et Cultures Amérindiennes financé en partenariat avec l'UNESCO, permet une participation active des communautés au sein du musée, au fil d'un véritable travail participatif.

 

Dans le cadre de la préparation de la prochaine exposition intitulé « Sur le chemin des perles, un monde fait de contes «, j'ai pu intégrer ce programme et ai participé d'un travail autour de l'artisanat en collaboration avec les communautés Krahôs (état du Tocantins) et des chercheurs de l'Instituto de Filosofia e CiÊncias Sociais de l'Université Fédérale de Rio de Janeiro, tout en continuant le travail de recherche dédié au futur musée de l'environnement qui souhaite intégré cette recherche à son fond documentaire.

 

Mon SVE se termine et je commence à faire le bilan. Finalement je n'ai pas fait ce qui était prévu dans le projet initial et eu la chance de pouvoir faire d'autres choses inattendues. Il a fallu de la persévérance face à une situation de départ complexe, pour au bout du compte arriver à faire quelque chose de constructif et de positif malgré que la bourse n'aie absolument pas été suffisante pour m'en sortir dans une ville chère comme Rio. J'ose finalement espérer pouvoir véritablement valoriser cette expérience a posteriori.