Emilie (FR) : Betetkallem faransaawi ? (« Parlez-vous français ? »)

Les premiers jours ont révélé mon pauvre niveau en anglais. Ici, si l’on veut communiquer, l’anglais est la seule alternative. Très peu d’égyptiens parlent français. On y rencontre tout de même, assez rapidement, une assez grande communauté d’expatriés français qui réside à Alexandrie. Les liens avec la France ne sont pas totalement rompus et il n’est pas rare de rencontrer des égyptiens ravis de pouvoir parler de la culture française, raconter qu’un parent à eux habite à Paris ou Marseille, qu’il connaissent tel ou tel chanteur… Et très vite, on repère des enseignes, des produits que nous connaissons : Carrefour, Mango, H&M, les produits de beauté, la café, le thé, et même le fromage ! Bon, on y trouve aussi McDo, Kfc et Coca. Et comme partout dans le monde, on rencontre des enseignes qui parodient ces grandes marques, notamment ces chaînes de fast food aux couleurs plus locales, qui finalement, marchent mieux que les grandes multinationales.

Mon premier jour de travail, dimanche, m’a obligé à assumer mon « bad english ». Pas le choix. Dans le bain, directement. Entre les premiers échanges avec les collègues venus de tous les horizons, puis les documents sur l’organisation de la structure et les tâches qui m’ont été demandées… Anglais, anglais, anglais !

Puis, j’ai eu une pause frenchie avec l’appartement que l’on m’a proposé, en colocation avec Cécile, jeune française, tout juste arrivée aussi pour quelques mois. Belle place, beau quartier, propre, yalla ! Quatre jours après, j’emménageais et c’était parti pour les papotages entre filles!

Enfin, tous les jours, après le travail, un collègue égyptien, nous a fait découvrir, avec Adam, les quartiers typiques, les spécialités et les habitudes des alexandrins. Les quartiers d’Anfouchi (pour son marché de fruits, légumes, poissons), Mancheyya (pour ses bijoux, tissus, papiers), Camp Caesar, Ibrahimeya, Sporting Club, Glym…