Emilie (FR) : sabaah al kheir (« un matin de bien » - bonjour !)

Après avoir fait et défait et refait mes valises environ un bon millier de fois (je suis envoyée par une association marseillaise, je me dois de coller aux clichés de la région !), j’ai fait une escale par Paris, la capitale aux embouteillages, à la frénésie de son métro, à ses happy hours, au temps changeant, à ses aéroports bien trop grands et vides passé 22h… J’ai d’ailleurs passé une nuit plutôt surprenante dans l’aéroport CdG. Un autre monde s’y déroule. Des gens d’horizons différentes s’y rencontrent, au petit matin, des gens en partance pour des destinations toutes plus exotiques les unes que les autres se croisent… Bref, surprenante cette attente de l’avion suisse qui m’emmènera au Caire, via Zurich.

7h du matin, on décolle au-dessus de Paris qui se réveille, qui a le blues des départs, qui bouchonne déjà… pour arriver à 14h au Caire qui chauffe, suffoque, interpelle. Mahmoud, le chauffeur, m’attend avec sa petite affichette avec mon nom, écrit sans fautes. Toute enjouée de pouvoir poser mes mille et une questions sur le pays, je me rends vite compte que je n’ai pas un Chokri tunisien et encore moins un Ali pour m’initier rapidement aux charmes du pays.

J’apprends tout de même que la ville du Caire est vraiment immense et qu’après une bonne vingtaine de minutes de route, nous sommes encore dans le quartier de l’aéroport ! Que ces formes triangulaires au loin, telles des mirages, à la sortie de la ville, sont bel et bien ces pyramides dont tout le monde parle ! Mais aussi que ces hautes tours que l’on croise tout au long du trajet, ne sont pas de vieilles mosquées ou des hammams, mais des pigeonniers. (Non, sérieux ?! des pigeonniers ici ? Mais cela me poursuivrait-il ?) Et que pigeon en arabe, et bien cela se dit… « hammam » !

Bref, trois heures de route après, la chaleur étouffante, la fatigue, la musique « habibi », j’arrive enfin dans une contrée qui me semble plus tranquille : Alexandrie.

Là, je suis accueillie par Adam, futur collègue de travail pour quelques temps, et ses deux colocataires. Un polonais, un italien, un anglais… le melting pot ne fait que commencer. Très rapidement, ils m’emmènent découvrir la ville, le pays, ses sons, ses lumières et sa gastronomie !! Mohammed Ahmed, référence pour les spécialités locales. Restaurant populaire, rapide, efficace, pas cher et excellent pour les papilles ! Deux allemandes, un suisse et un égyptien nous ont rejoints à notre table. Puis, direction un bar, où l’on peut y boire de la bière locale (après la Celtia tunisienne, voici la Stella égyptienne !), y goûter du vin plutôt bon. Moi qui pensais faire une cure de sevrage ici, ça commence plutôt mal (bien) !

Les jours suivants vont montrer leur lot de surprises, découvertes, rencontres, émerveillements !