Laurie (FR) : mon intégration andalouse

Difficile de faire un bon vrai témoignage mon SVE, je suis arrivée à Villa del Rio (Andalousie) il n’y a même pas trois semaines et il me semble que je commence à peine à sortir de ma phase d’étourdissement due à cette intégration soudaine.
 
Mes impressions ?  J’ai le sentiment que mon cerveau va exploser ! C’est tellement de données et d’informations à ingurgiter chaque jour, de nouvelles expressions, de nouveaux mots, les prénoms de chacun, les liens de parenté entre eux, les noms des lieux, ceux des fêtes qui approchent ... Mais je m’habitue vite, pas le choix ! Je vis dans un immeuble où une seule et même famille vit, rien de mieux pour une immersion totale, au final au bout de 20 jours je me sens comme à la maison, ma foi à force d’entendre « mi casa es tu casa » j’ai fini par y croire… Je suis hébergée chez un jeune couple et leurs deux enfants. J’ai été très bien accueillie et rapidement acceptée ce qui est sincèrement agréable lorsqu’on change de vie du jour au lendemain. Changement, changement…enfin entre mon village du sud dela Franceet un village du sud de l’Espagne le dépaysement ne se fait pas trop pesant. Tout le monde est dans  la rue, tout le monde se parle, ça traine au parc, au bar, les enfants braillent, les mères également… Juste que le niveau de décibel est plus élevé que chez nous.
 
Je me complais dans ce rythme et cette manière de vivre, puis je ne vais pas mentir : les gens y sont quand même bien plus abordables, et c’est donc avec plaisir que je partage du temps avec un peu tout le monde (plus jeune à moins jeune).
 
Le plus délicat est la communication car bien que possédant les bases en espagnol, ici la langue c’est l’andalou. Ok c’est du castillan mais avec les « S » et les « D » qui sont mangés, ainsi qu’une prononciation bien plus chantante et ouverte. Des fois j’ai l’impression qu’on me parle en onomatopée, alors je fais de même et ça marche, ce qui me convient très bien moi qui n’articule pas. Et avec les mains c’est mieux. Au fond pas besoin de maîtriser la langue pour bien rigoler !
 
Sinon du point de vu travail, je me retrouve au CEMER (Ecole de formation aux métiers de l’ameublement), je succède à Naïs et Jessica qui ont également effectué leur SVE dans cet organisme d’accueil. Je finis mon immersion tranquil’ tout en commençant à penser et à travailler sur la mise en place d’une exposition des meubles fabriqués par les élèves de l’école, afin de valoriser leur travail auprès des habitants du village qui je trouve se font une représentation un peu réduite du contenu de la formation…
 
A plus compaῆeros !