Malika : Dober dan de Ljubljana

Déjà presque quatre mois que je suis arrivée en Slovénie. Slovénie ? Pour ceux qui ne connaissent rien à la Slovénie, regardez sur une carte, ce petit pays vaut le coup d’œil !

Depuis 2004 dans l’Union Européenne, la Slovénie est la porte d’entrée vers les Balkans. Le pays est plus petit et moins peuplé que la région PACA et en moins de deux heures, on peut facilement aller en Italie, Autriche, Hongrie, Croatie. Il me reste deux mois pour découvrir de nouvelles régions en Slovénie et qui sait peut-être faire un tour des Balkans. Le temps passe tellement vite…

Ljubljana est une très jolie ville, très sûre, tout est accessible à pied ou à vélo. La capitale compte de nombreux espaces verts et la vie y est très agréable. En termes de kilomètres, ma ville d’origine, dans le Sud Est de la France, est plus proche de Ljubljana que de Paris ! J’avoue qu’en arrivant ici, je ne connaissais pas grand-chose de la Slovénie. Et bien, je ne suis pas du tout déçue !

Après 15h de bus, je suis arrivée un soir de mars à Ljubljana. Première surprise : les « montagnes » de neige en bord de route et sur les trottoirs. Quand on vient de la Côte, on n’est pas forcément habituée. Deuxième surprise : du serveur, à la caissière du supermarché en passant par le buraliste, tout le monde parle anglais (j’exagère à peine) et un anglais excellent s’il-vous-plaît ! Au départ, j’ai trouvé cela rassurant, j’allais pouvoir me débrouiller au quotidien en anglais avant de commencer mes cours de slovène. En matière de maîtrise de l’anglais, le décalage entre la France et la Slovénie (et plus généralement, les Balkans) est énorme : ici tenir une réunion professionnelle en anglais ne pose problème à personne et est une chose assez (voire très) courante, surtout quand on travaille sur des projets européens. Je vous laisse imaginer la réputation des français… A la télévision, les films sont en version originale et l’enseignement met l’accent sur la pratique orale de la langue. Du coup, on peut discuter en anglais (surtout dans les villes) avec quasiment n’importe qui, peu importe l’âge de son interlocuteur. Vous vous imaginez aborder quelqu’un d’une soixantaine d’année dans la rue à Paris ou Marseille en anglais ? Et que cette personne vous réponde le plus naturellement du monde (et bien souvent avec un anglais meilleur que le vôtre) ? Non ? Moi non plus ! Mais ici oui…

Venons-en maintenant au slovène. En arrivant à Ljubljana, j’ai rencontré (complètement par hasard) quelques français. Quand je leur ai dit que je comptais apprendre (ou du moins essayer d’apprendre) le slovène, ils ont bien ri ! « Tu verras, tu laisseras rapidement tomber ! » Grâce aux cours linguistiques pris en charge par le programme Leonardo, j’ai pu suivre une session de 30h de slovène. Juste assez pour apprendre quelques bases : le vocabulaire courant, les conjugaisons, les nombres… Au niveau linguistique, tout est nouveau pour moi, je n’ai aucun point de repère. De plus, parler slovène demande un certain nombre d’efforts : le plus souvent, les Slovènes répondent en anglais, mais ils apprécient vraiment que j’essaie de dire quelques mots. Je ne désespère pas de progresser davantage en slovène, mais c’est tellement plus simple de parler anglais !

D’un point de vue professionnel, cette expérience est unique. Comme la Slovénie est un petit pays, on accède facilement aux informations et personnes qui comptent, ainsi qu’aux évènements importants. Pour faire la comparaison avec la France, il faudrait que je sois à Paris et que je dispose d’un réseau « haut de gamme » pour être dans une situation semblable. Ainsi, j’ai pu participer à différentes missions, travailler sur différents sujets et projets et je n’ai pas le temps de m’ennuyer !