Apokalyptica : la Génèse / Frédéric KAHN - France
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Au commencement, certes…
Le texte est dense, parfois obscur. Le surréalisme des didascalies les rend plus poétiques que théâtrales. Face à cette matière vivante, où grain, épaisseur, porosité, élasticité, brillance sont les caractéristiques essentielles de ces sculptures sonores, Frédéric Kahn, en projetant le timbre comme une lumière, propose une musique électroacoustique également très dense, rugueuse ; scènes courtes, aiguës, mordantes jusqu’au sang ou mirage hallucinatoire qui semble rendre le son visuel. Dans le volet visuel, Thomas Bart joue face à ces matières denses et compactes (texte/musique) de plusieurs manières : tantôt en accord avec l'épaisseur générale, tantôt en opposition. Le matériau image est extrêmement concret, au sens musical du terme. Ainsi, entre mysticisme et provocation, la partie visuelle demeure bien à l’image de la pièce d’Arrabal : complexe, étrange et fascinante. «Au commencement était le verbe»…
À la fin: à chacun d’entendre, et de voir.